« Angie 2010, élève régulier | Accueil | Drôle de campeur »

18 février 2011

TrackBack

URL TrackBack de cette note:
http://www.typepad.com/services/trackback/6a00d834522a8269e20147e2a91d49970b

Voici les sites qui parlent de La curation en question(s) :

Commentaires

cyrille frank

Belle synthèse :)

Le "qui" me semble clair : soit les professionnels de l'information, soit les catégories sociales les plus favorisées en quête de reconnaissance sociale. En, gros les blogueurs influents d'aujourd'hui. "L'élite" dont vous parlez et que l'on retrouve parmi les gros contributeurs Twitter.

Dans la curation se mêle l'utopie UGC selon laquelle tout le monde peut devenir créateur. Une fois de plus non, 90% de lurkers, 9% de commentateurs, 1% de créateurs... Ces chiffres se vérifient à chaque fois sur Youtube, les blogs ou les gros portails...

Pas le temps, pas les moyens (expressifs, techniques, économiques...), pas l'envie ni la confiance. Ces deux facteurs psychologiques étant souvent oubliés et pourtant sans doute les plus importants. L'envie de s'exprimer, de partager un point de vue, une création tient beaucoup à la confiance en soi. Laquelle est excessivement sociale, comme le montrent les études sur les inégalités scolaires.

Alors "curation", ensemble des techniques de valorisation de l'info à partir des nouveaux outils, oui. Révolution... non.

Le terreau de cette révolution potentielle est plus profond, plus complexe, plus inaccessible. Un raccourci techniciste désormais classique, depuis le plan Fabius de 1984 "informatique pour tous" jusqu'à nos emballements actuels.

:)

Genaro

Une évolution majeure du web...
Je ne suis vraiment pas d'accord. C'est une fonction qui dispose de nouveaux outils et à qui on a trouvé un nouveau nom, mais une fonction qui existe depuis longtemps.
Le rapport aux blogueurs est absurde, c'est comme dire que les bloggers vont remplacer les journalistes.

Fanny

@cyrille franck Merci pour votre commentaire détaillé. Je ne suis pas tout à fait d’accord avec vous sur le lien entre confiance en soi et curation. Il est certain qu’aujourd’hui, c’est bien l’élite du Web habituellement productrice de contenus qui a investi le terrain de la curation : et c’est là où le “qui” rejoint le “quoi” ; si l’on se cantonne aux thèmes des réseaux sociaux, des nouvelles technologies et des entreprises, il est certain que nous resterons en milieu fermé. De quoi parle-t-on sur Twitter ? De Twitter. Je caricature un peu, mais il est certain qu’il y a tout un pan du Web que nous laissons de côté : regardez les blogs d’équitation, de généalogie, de jardinage, etc... Sur certains d’entre eux, le nombre de commentaires feraient pâlir d’envie certains blogueurs que nous qualifions (dans notre petite communauté) d’influents. Imaginons maintenant une plateforme de curation grand public, qui combinerait les moyens techniques et économiques dont vous parlez, et où chacun partagerait ses articles préférés comme il partage aujourd’hui ses photos avec ses amis sur Facebook. L’intérêt ? Construire sa propre communauté, directement liée à ses affinités. Je ne sais pas si les plateformes existantes sauront prendre le tournant de la démocratisation, mais nous allons suivre cela de très près !

@Genaro Merci pour votre visite. La question est justement de savoir comment les blogueurs vont se positionner par rapport à la curation. Aujourd'hui il me paraît faux de dire qu'il y a d'un côté les curators, et de l'autre les blogueurs (cf : le commentaire de Cyrille). On reste dans un petit milieu. Quand vous dites que la fonction existe depuis longtemps, selon vous, sous quelle(s) forme(s) ?

cyrille frank

Je ne parle pas que de Twitter par nature très "consanguin".

Mais pour avoir discuté avoir les dirigeants de Dailymotion et Youtube, il semblerait que l'UGC soit réduit aux chiffres que j'ai évoqué, et ce, quel que soit le sujet. Pour parler de mon expérience, les commentateurs réguliers de sites d'actus étaient moins de 5%. Et je ne parle pas de "production" d'infos : moins de 1%.

La démocratisation culturelle ne passe pas essentiellement par les outils, mais par l'instruction et l'éducation.

Nous n'avons jamais eu une offre culturelle aussi abondante, gratuite et accessible (sur Internet, en TV, sur le câble...)

Mais qui en profite surtout : les classes moyennes-supérieures.

La curiosité, la confiance ont des ressorts plus profonds que les outils, et c'est là que se situe l'utopie technologique de "raccourci.

Ceci dit, c'est déjà cela et j'encourage vivement ces outils de simplification, qui même si non suffisants, sont toutefois nécessaire :)

charles

En 2008/2009, un lyonnais lance le social-heapcasting.

Social-heapcasting ? Quid ? le nom d'une nouvelle quenelle ?

TO HEAP = entasser, regrouper, organiser (tags, hashtags)

TO BROADCAST = diffuser, partager, etc...

ça a donné une application qui s'appelle KWEEPER.


En 2010, des blogueurs Américains (Robert Scoble en tête) découvrent et s'extasient sur un nouvel os à ronger: Content-curation.
l'art de sélectionner puis diffuser des informations en lien avec un sujet donné.

Woaw !!

La classe !!!


Le web français (comme d'hab) s'extasie!

Et pourtant...

http://bit.ly/fj0c7r
ou
http://bit.ly/f4zpBj
ou
http://bit.ly/gOrI1U

Des informations sélectionnées, classées et partagées par les utilisateurs de kweeper depuis 2008/2009.
Kweeper dont la V2 sort dans qq jours.

La bise

Charles

PS: kweeper a un modèle économique et des références en BtoB ...

L'utilisation des commentaires est désactivée pour cette note.

ABONNEZ-VOUS A CE BLOG

janvier 2012

lun. mar. mer. jeu. ven. sam. dim.
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30 31