Il y a quelques mois, ici même, je soulignais le choix de
L’équipe de mettre en avant ses journalistes vedettes. Ou comment, le quotidien
le plus lu en France tentait de tenir compte d’une des dimensions majeures de
la révolution du 2.0, des blogs et autres sites d’information : la mise en
avant de l’auteur au premier plan (avant même le sujet ou l’information
elle-même). Une photo, une adresse
mail… qui ont aujourd’hui disparu des meilleures pages du journal.
Constamment en modes veille et expérimentations, L’Equipe tente autre chose et propose cette fois d’intégrer au sein de sa version papier une autre tendance de fond du web 2 : le partage. A la fin de certains articles, vous trouverez désormais un lien internet. A l’arrivée, la possibilité de partager sur de multiples plateformes en ligne (facebook et consorts…) l’article en question. Et qui dit partage dit également possibilité de commenter l’article et jouer au journaliste sportif, ce que j’ai fait sur mon profil Facebook.
J’y vois plusieurs intérêts :
- l’image (on a beau être papier, on peut néanmoins être à la page)
- la communauté (les lecteurs de L’équipe partagent une passion commune, souvent débordante, et il serait dommage de ne pas en profiter)
- le viral (au cas où j’aurais oublié d’acheter L’équipe, mes amis m’en font une promo gratuite)
- la parole (et donc le pouvoir) donnés cette fois non plus à l’auteur mais au lecteur
C’est peut-être un peu tout cela finalement, la vraie essence du web 2.
Stanislas Haquet
Constamment en modes veille et expérimentations, L’Equipe tente autre chose et propose cette fois d’intégrer au sein de sa version papier une autre tendance de fond du web 2 : le partage. A la fin de certains articles, vous trouverez désormais un lien internet. A l’arrivée, la possibilité de partager sur de multiples plateformes en ligne (facebook et consorts…) l’article en question. Et qui dit partage dit également possibilité de commenter l’article et jouer au journaliste sportif, ce que j’ai fait sur mon profil Facebook.
J’y vois plusieurs intérêts :
- l’image (on a beau être papier, on peut néanmoins être à la page)
- la communauté (les lecteurs de L’équipe partagent une passion commune, souvent débordante, et il serait dommage de ne pas en profiter)
- le viral (au cas où j’aurais oublié d’acheter L’équipe, mes amis m’en font une promo gratuite)
- la parole (et donc le pouvoir) donnés cette fois non plus à l’auteur mais au lecteur
C’est peut-être un peu tout cela finalement, la vraie essence du web 2.
Stanislas Haquet


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Largement d'accord avec votre analyse. Ceci dit, il faut savoir que lorsque l'on va sur les liens indiqués dans le journal, il faut s'abonner pour accéder aux articles. Un peu lourd... Cela renvoie à la question de l'information payante sur le web. Pour éclairer le sujet, voici la position très ferme de Pierre Haski, le patron de Rue 89 sur le sujet : «J'ai une position très tranchée à ce sujet (pour la gratuité). Je conçois que l'on ait besoin de trouver des fonds, mais en passant au payant ces sites se coupent de la circulation de l'information propre à Internet. 37 % de nos visiteurs viennent de recommandations (Facebook, Twitter, liens sur les blogs, etc.).
Ce trafic est vertueux car le temps de présence de ces lecteurs sur notre site est beaucoup plus important que celui passé par ceux qui arrivent par des moteurs de recherche. Ces internautes ne viendraient pas sur notre site s'ils devaient remplir un formulaire d'abonnement avant d'atteindre l'article désiré.»
Rédigé par : eriK | 17 juin 2010 à 11:15