En matière de vidéo, j’ai parfois l’impression que tout est confondu, ou plutôt réduit à sa plus simple expression : «Pouvez-vous m’envoyer un cadreur pour filmer les vœux du président ?», «Pensez-vous que, pour la présentation du projet d’entreprise par le directeur général, il faille une ou deux caméras ?».
Autant de questions qui confondent la REALISATION d’une prise de parole et sa CAPTATION. L’engouement pour le média est tel, les outils sont si simples, que l’on pense pouvoir filmer en faisant l’économie de tout ce qui fait la qualité d’une expression audiovisuelle : le talent du locuteur (qui doit souvent être coaché, même pour le web), bien sûr, mais surtout la définition d’un angle, d’un rythme, la compétence de l’intervieweur…, bref, la qualité éditoriale. Une vidéo UGC ("User Generated Content") peut émouvoir sans être «professionnelle», voire parce qu’elle n’est pas «professionnelle», parce qu’elle valorise la remontée du terrain, la «débrouillardise» de gens qui témoignent, informent de manière spontanée sur leur travail, leur projet. En revanche, quand la parole vient «de haut», c’est tout l’inverse : c’est le professionnalisme, la REALISATION, qui la rend authentique…
Eric Camel


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Je nuancerais ce propos en insistant sur l'objectif d'une vidéo. Plus que son sujet ou son commanditaire (le "haut" ou le "terrain"), c'est l'objectif qui doit décider de son choix éditorial et de la qualité de sa réalisation.
Certains dirigeants pourront souhaiter s'exprimer de manière spontanée, immédiate, sans effets de réalisation, justement parce leur message est spontané, immédiat.
Également, on pourra choisir de valoriser la remontée "terrain" par une belle réalisation parce que c'est aussi une manière de valoriser leur travail et parce qu'il exprime finalement les messages de toute une entreprise.
Exemple ci-dessous :
http://www.dhl-discoverlogistics.com/cms/flash/#/en/stories/janine/
Rédigé par : Alexandre Ribeaud | 05 décembre 2008 à 18:47