Ce qui est particulièrement intéressant, c'est le pari fait par cette école : seule une approche basée davantage sur l’intuition et la créativité (familière aux artistes) permettra aux entreprises de relever les défis posés par les profonds changements en cours dans la vie économique et sociale.
"Les managers ont des choses à apprendre des artistes", estime-t-on au Otis College. "Les designers, par exemple, tendent à démarrer leur travail en partant d’un problème de société à résoudre. Les dirigeants d’entreprises gagneraient à aborder de temps en temps les choses de cette façon, plutôt que de partir de l’existant de leur entreprise. Ils seraient plus inventifs".
Ce type d'analyse ne fait que corroborer l'analyse de Daniel Pink qui, dans son ouvrage L'homme aux deux cerveaux, soutient que nous sommes sur le point d’entrer dans l’ère conceptuelle, une période où ceux qui ont développé certaines compétences tiendront le haut du pavé dans le monde du travail.
Dans l’ensemble, ces compétences sont présentées comme faisant partie du mode de pensée "cerveau droit" et sont les suivantes :
- Design : la capacité de percevoir l’aspect esthétique des choses, d’apprécier le design, l’architecture la mise en forme de l’information.
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Story : la capacité à donner du sens à travers le récit, pas seulement les arguments.
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Symphony : la vision globale.
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Empathy : une approche centrée sur l’intuition et l’intelligence émotionnelle, la capacité de se mettre dans la peau l’autre pour mieux le comprendre et communiquer.
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Play : être capable d’avoir une approche ludique et humoristique, y compris de son travail.
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Meaning : être porteur de valeurs et être capable de percevoir la richesse intangible des choses.
Aider les salariés à développer ces compétences clefs centrées sur la capacité à mobiliser ses émotions, sa créativité et son intuition, un enjeu de taille pour l'entreprise d'aujourd'hui?


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Les métiers "créatifs" devraient être effectivement une source d'inspiration pour les entreprises pour avoir des approches plus originales. Il important de comprendre que dans ce monde d'hyper compétition où les produits et les technologies sont copiés rapidement, où les gains de productivités sont beaucoup moins évidents, qu'il faille se différencier par des productions, des approches, des modèles les plus étonnants possibles. La capacité à déconstruire, à réinventé, à repenser notre environnement est me semble plus difficile à reproduire.
Rédigé par : Fabrice POUSSIERE | 02 septembre 2009 à 21:01
Un peu utopique, non ?
Ce qui compte, ce n'est pas d'être "créatif" ou "innovant". Ce qui compte, c'est de "faire du chiffre" et d'"être rentable".
Gain de temps pour gain d'argent, les designers reprennent des templates ou des vieilles recettes, les développeurs récupèrent des codes sources à droite et à gauche, les managers acceptent les recommandations du client frileux, etc.
Et si un jour, un concurrent innove, il suffira de copier son idée en l'améliorant un peu. Le cerveau droit a de beaux jours de vacances devant lui...
Rédigé par : Christophe | 02 septembre 2009 à 23:15